Coup de gueule: les jeux sur tablette

A nouveau, nous sortons du coeur de métier de ce blog pour quelque chose de plus... euh... de moins... de différent ? De différent ! Au point que j’en ai même fait une rubrique à part entière.

Il y a quelques semaines, j’ai terminé Kirby, le superbe jeu sur Wii que j’avais offert à mon fils. La fin est bien coton, et il n’arrive pas à dépasser les premiers niveaux, mais nous nous sommes amusés comme des petits fous. Tout ceci m’a redonné envie de jouer. Avec ma reprise d’études et toutes les journées à m’occuper de mes petits monstres, je n’ai clairement pas le temps de me remettre à un grand jeu épique style MMORPG ou même, à de longues parties de Civilisation ou de Sim City. Je cherchais un jeu qui ne me demande pas dix minutes à chaque reprise pour retrouver les enjeux de la partie en cours, mais qui présente tout de même un peu de challenge intellectuel côté stratégie ou simulation.

Là, idée. Et si je fouillais du côté des jeux pour iPad ? J’emporte ma tablette partout avec moi, puisque j’ai mes fiches de vocabulaire et mon roman en cours sauvegardés dedans (merci le cloud). Pourquoi ne pas profiter de mes 45 minutes de métro vers la fac pour construire quelques appartements sur Sim Tower ou incarner Catherine de Russie et défoncer les zoulous avant qu’ils ne créent leurs guerriers spéciaux ? Super idée.

En apparence.


Après m’être renseignée, je télécharge gratuitement Godus, un jeu très prometteur (mais si nul au final que je ne vous mets pas le lien). On y incarne Dieu, rien de moins, qui peut contrôler les strates de terrain et niveler le monde pour que ses adeptes puissent s’installer. Dans une moindre mesure, on contrôle ses adeptes eux-mêmes, puisqu’on peut les envoyer construire des maisons, des fermes, des mines, etc. Chaque adepte produit de la foi, et c’est cette foi qui détermine votre capacité à sculpter le terrain. Bref, très bon pitch pour ce jeu.

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Et très jolis graphismes style pâte à modeler.

En réalité, comment se passe le jeu lui-même ? Déjà, tout prend du temps. Beaucoup de temps. C’est long, ennuyeux, et, honnêtement, ça a autant de rythme qu’un épisode de Derrick. Le jeu de simulation est entrecoupé de « voyages » que peut faire votre bateau au port, avec à chaque escale un mini-jeu copié des lemmings. Déjà, si j’avais envie de jouer aux lemmings, j’aurais téléchargé Lemmings ! Ensuite, les limitations de l’écran tactile font que le contrôle est bien moins précis qu’avec une souris, rendant ces jeux plus frustrants qu’autre chose.

Ah, et aussi. Si vous ne voulez pas attendre ou si vous avez besoin d’une recharge d’adeptes pour vos mini-jeux, il y a une solution facile: payer. Ce jeu est donc ce qu’on appelle un freemium ou un pay-to-win, c’est-à-dire un jeu qui est gratuit au premier abord, mais dont l’expérience de jeu devient frustrante voire impossible si vous ne payez pas. Vous en voulez pas payer ? Vos constructions prennent de plus en plus de temps, plusieurs heures, puis plusieurs jours. En clair, plus vous jouez à ce jeu, moins vous jouez et plus les temps d’attente deviennent interminables !

Je n’avais pas envie de payer pour un jeu d’aussi médiocre facture. J’ai donc passé mon chemin et ai tenté de revenir à mes bons vieux classiques.


Les Sims sur iPad (notez, de nouveau, l’absence de lien). Je suis une fille en plus d’être une joueuse, donc j’ai le droit d’avoir passé des heures, des centaines d’heures même, à jouer aux Sims 1 et surtout aux Sims 2. Le 3, je l’ai dans un coin et je n’ai jamais réussi à accrocher; quant au 4, je ne compte pas l’acheter. Néanmoins, le jeu est amusant et peut être joué de manière intensive puis délaissé pendant des jours. Idéal dans mon cas. Je cherche l’application et tout de suite, je m’inquiète. Elle est gratuite. Mauvais signe.

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Au premier abord, The Sims Freeplay est vraiment aguichant. On y retrouve tout ce qui a fait le succès des Sims, un jeu qui est essentiellement un point-and-click et qui donc ne présente pas la moindre difficulté à être adapté sur tablette. Tout à coup, je remarque quelque chose de familièrement exaspérant: tout prend du temps. Beaucoup de temps. Dans le jeu d’origine, quand vos Sims vont travailler, une fonction vous permet de faire passer les heures du jeu en mode express, afin de ne pas attendre les huit heures de travail devant votre écran. Cette fonction a disparu de l’application pour iPad: quand votre Sim travaille pendant huit heures, il est indisponible pendant... huit heures. De la vraie vie véritable, la vôtre. Et devinez quoi ? Si vous voulez le faire rentrer plus vite, vous pouvez payer !

J’ai supprimé l’application de tous mes appareils une demie-heure après l’avoir téléchargée.


Comprenez-moi. Je ne râle pas parce que les jeux sont payants. Je râle parce qu’ils sont gratuits ! Je comprends très bien l’intérêt économique d’un modèle de freemium ou de pay-to-win, mais ce qui m’exaspère, c’est l’absence d’alternative. Je veux payer mes jeux ! Mais une seule et unique fois, et qu’ensuite, ma capacité à les utiliser soit sans aucune contrainte et qu’on ne me propose plus jamais de payer, ou alors pour des éléments qui n’influent pas ma capacité à développer mon jeu (à la rigueur, j’admets les kits payants d’éléments esthétiques, c’est de bonne guerre).

Un jeu comme les Sims DOIT être adapté sur iPad, parce que le support est bien plus naturel, d’une certaine manière, que le support ordinateur: vous voulez que votre sim aille à un endroit ? Touchez le sim puis l’endroit. C’est le jeu le plus naturel pour les tablettes. Avantage supplémentaire, il est déjà développé, les graphismes et les mécaniques de jeu existent. Mettons 50 euros sur l’iTunes Store et on n’en parle plus. Au lieu de ça, celui qui veut jouer plusieurs minutes d’affilées se retrouvera à payer des mille et des cents pour finalement jouer, encore et toujours, de moins en moins, puisque plus le jeu avance, plus les actions sont longues. Bilan: j’étais prête à mettre 50 euros dans le jeu, j’en mets zéro.


A ce jour, je n’ai trouvé aucune application de simulation ou de jeu stratégique qui correspondent à mes critères: un prix d’entrée fixe et surtout, aucun besoin d’une connexion pour jouer (somme toute, si je paye pour ce jeu, j’aimerais pouvoir y jouer partout... tout un autre débat sur les jeux soloplayers qui nécessitent une connexion internet juste pour vérifier que le jeu n’est pas piraté, restreignant de fait l’usage que le joueur peut faire de sa copie légalement payée).


J’ai de bons espoirs pour Democracy 3. Déjà, il est payant, 9€. Ensuite, c’est un jeu de menus, pas Angry Birds ou Candy Crush. Un vrai jeu. A voir. En attendant, je vais m’atteler à finir Sonic sur Megadrive. Ensuite, j’ai trente ans de bons jeux rétros à parcourir avant d’arriver aux étrons contemporains...

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Les bentos: je découvre la mode avec quatre ans de retard

Apparemment, les bentos, c’est sooooo 2010. Oui, mais madame la mode que je ne suis pas, en 2010, je n’avais pas besoin de me préparer de bons petits repas à manger en dehors de chez moi ! En 2010, c’était repas 100% maison à la maison.

Aujourd’hui que j’ai repris des cours à la fac (un univers tellement génial et absurde que je lui réserverai un article complet de hors sujet quand j’aurai le temps), j’ai besoin de bons petits repas zolis et appétissants, ni trop gros ni trop petits, qui tiennent dans mon sac de cours et qui soient faciles à manger. La solution ? Le bento.

Je vous laisse trouver les grandes dates du bento à travers l’Histoire pour vous faire la version courte et pragmatique: le bento est au Japon ce que la gamelle est dans le Nord de la France, la classe en plus. Ici, quand vous mangez au bureau, vous vous préparez une gamelle, un truc tout moche avec de la bouffe dedans et voilà. Au Japon, quand votre enfant part à l’école, il a dans sa boîte à bento un Hello Kitty déguisé en lapin vert avec des truc tout kawaiiiiii autour.

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Image via Pease Porridge pdx
Le personnage de dessin animé déguisé en animal, c’est kawai overload...

Bon, j’avoue, celui-là est assez extrême. En fouillant sur le net pour trouver des idées pour mes bentos qui ne tuent pas tout de suite ma crédibilité auprès de mes nouveaux camarades de classe, j’ai trouvé des idées plus softs... un peu plus softs.

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Bohnenhase
Les super choupoutous onigiris lapins avec des oreilles en jambon


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Anna the red
Cochon en jambon... moi, j’ai ri. La fatigue sans doute. Je vous recommande cela dit le lien: la page comprend de nombreux autres exemples (avec recettes !) de petits bentos occidentaux tout mignons et tout faciles.


Bien sûr, pas question pour moi d’emporter un Van Gogh culinaire à la fac; mais, un petit plus esthétique et un gros plus diététique ne pouvaient pas me faire de mal. Depuis la rentrée (de la fac, donc 15 septembre, on ne s’emballe pas, c’est tout neuf), je me fais donc trois bentos par semaine. Après six bentos donc, je pense être une experte en la matière pour pouvoir me fendre d’un article de fond sur le sujet !

Bilan: les bentos, c’est génial.

Déjà, ma nouvelle boîte est fantastique. J’avais un prétexte parfait pour cet achat: la précédente, après cinq années d’inutilisation, fuyait. De ce côté, je recommande vraiment la marque française (cocorico !) MonBento, dont les produits, testés par plusieurs membres de ma famille, sont de qualité. Par contre, ne faites pas comme moi, allez les acheter sur leur site, pas sur des sites de revendeurs; je voulais absolument une boîte Totoro pour ma fille et j’en ai profité pour commander la mienne sur le même site, mais j’aurais mieux fait de dissocier les deux commandes. Fin de la parenthèse.

Donc, les bentos, c’est génial. Déjà, parce qu’une fois qu’on a trouvé le format qui vous convient, ça permet de doser le repas à la contenance. Par exemple, pour moi, la boîte simple est trop petite, parce que je mets tout dedans, y compris le dessert. J’ai donc pris la boîte à deux étages en vert, avec deux petits pots à sauce et un set de couverts qui se cale pile poil entre le couvercle d’étanchéité et le capot.

Honnêtement, mon test n’est pas complet: je ne passe pas ma boîte au lave-vaisselle et je n’ai pas de micro-ondes à la fac pour réchauffer les étages; mais le site prétend que c’est possible, et laissons-leur le bénéfice du doute. Par contre, je peux témoigner de l’étanchéité des récipients à sauce et de la boîte en général. C’est nettement moins kawai que mes mignons petits récipients avec des têtes d’animaux tout choupoutous venus du Japon, mais au moins, ça ne fuit pas dans la boîte et ensuite dans mon sac. Mon expérience: le made in Japan, c’est souvent plus beau, mais moins adapté à la cuisine occidentale beaucoup plus adepte de sauces.

J’aimerais bien que MonBento sponsorise cet article, parce que j’adorerais dire du bien de leurs produits, vu que je le pense vraiment, et être payée pour ça. Mais non, je suis une apologue gratuite. Je dis ça en passant.

Donc, six bentos et trois photos, toutes prises la veille, au moment où je prépare mon bento. Le matin, j’aime vraiment me lever au dernier moment et traîner au lit le plus longtemps possible. Jusqu’à 7h15 quoi.

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Bento numéro 1


Avec mon ancienne boîte qui fuit, j’ai réalisé le bento ci-dessus: onigiris, poulet cuit à la vapeur tout simplement, plein de framboises-qui-sentent-rien du jardin, quelques rondelles de citron et un kimpira de carottes que je vous recommande vivement parce qu’il est délicieux et se prépare en dix minutes.

Puis j’ai reçu ma boîte chérie que j’aime, et j’ai raffiné la technique (et pris une photo de jour et non de nuit).

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Bento numéro 2

J’ai intégré l’idée que pour que ça soit mignon, il faut que tout soit très très serré et pourtant organisé. J’ai fait un rouleau géant de jambon et de fromage que j’ai débité en tout petit tronçons, parce que les petites choses sont trop mignooooonnes. Vous noterez le kimpira de carottes, toujours présent parce que j’en avais fait tellement que j’ai congelé. Un dégradé de tomates cerises coupées en deux parce que c’est trop mignoooooon.

Leçon de ce bento cela dit: utiliser le compartiment pour éviter que la sauce qui va sur le jambon et les cornichons (pourquoi d’ailleurs ? Bizarre a posteriori) ne se mêle à la salade de fruits kiwi groseilles. Kiwi, groseilles sauce soja, ce n’est pas encore la nouvelle sensation de la cuisine française, surtout quand il y a un reste de jambon qui vient avec.

Cependant, bilan gustatif de ce bento: ma boîte est belle et j’ai vraiment envie de manger à midi ! Aussi: passer des heures à faire des micro-tartelettes aux fruits du jardin, c’était vraiment une idée géniale. En toute modestie.

Enfin, le bento de ce midi:

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Bento numéro 3

Alors, les trucs en tomates rouges, ce sont des poissons rouges inspirés de ce sublime bento. Au menu: dans l’étage supérieur, une grande salade mélangée avec des radis, du concombre, des rondelles de carotte, des lamelles de comté et des roses un peu fanées de saumon cru; dans l’étage inférieur, du riz à sushi avec des « poissons rouges » de tomate et des « algues » d’herbes aromatiques, un kimpira de carotte pour finir les doses du congélateur, et une micro-salade de fruits kiwi groseilles parce qu’on ne change pas une recette qui gagne, mais dans un bac à part cette fois.

Pour ceux qui se posent la question, la boîte MonBento n’est pas isotherme, mais j’avais un sac isotherme autour avec un ice--pack dedans, donc je ne me fais pas de souci pour la chaîne du froid, même avec le poisson cru. Je me fais plus de souci après avoir dérangé une souris dans le rayon pain de mon supermarché (désolée Ratatouille).

Ce midi, quand j’ai ouvert ce bento, j’ai presque hésité à le manger. Je ne sais pas si mon enthousiasme pour ces petites boîboîtes va durer au point que je réalise trois fois par semaine des bentos aussi élaborés; ce que je sais, c’est que je suis conquise par le principe et le format. J’ai l’obligation de manger un pique-nique: celui-ci me correspond. Somme toute, je cuisine déjà tous les repas ou presque, et je cuisinerais pour moi si je mangeais à la maison; il ne s’agit ici que de s’organiser la veille au soir, un vrai challenge maintenant que je suis épuisée tous les soirs d’une bonne fatigue intellectuelle et physique. Jusque là, préparer mes bentos me détend. Je vous tiens au courant de l’évolution de cette nouvelle marotte.

Comme je sais qu’il y a des amatrices de riz gluant dans la salle, n’hésitez pas à me confier tous vos secrets ! Vous faites-vous des bentos ? Des pique-nique ? De jolies assiettes ?

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Le jardin potager, une autre esthétique du jardin

Nous sommes tous supposés connaître les châteaux de la Loire, même si pour certains nous sont plus familiers en photo qu’en vrai. Merci les perspectives aériennes ! Comme tout le monde, j’ai visité les principaux, Azay-le-rideau, Chambord, blablabla. De purs moments de bonheur prémâchés.

Autant dire que ce week-end sortait de l’ordinaire. Le château de Villandry n’est pas très connu, mais il gagnerait beaucoup à l’être plus; non pas à cause du château lui-même qui est ravissant, mais grâce à ses jardins hallucinants.

Regardez:

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Vous trouvez l’originalité ?

Les jardins sont entièrement composés de légumes ! Nous avons identifié des choux rouges, des céleris, des betteraves, des poivrons, des aubergines blanches (nous n’en avions jamais vues !), des poiriers, des haricots et des dizaines d’autres légumes que j’ai aujourd’hui oubliés.

Ce jardin est une leçon sur l’art de l’utilisation des couleurs, des structures et surtout, des textures. Chaque légume propose une combinaison unique de ces éléments, et les jardiniers les ont disposés sur ces seuls critères.

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Et ma photo préférée:

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Je n’arrive pas à m’en remettre. Villandry, c’est un des plus beaux jardins que j’ai jamais vu, et en plus, c’est un jardin potager parfaitement utilitariste dont les productions ont l’air divines. J’ai faim et j’en ai plein les yeux, tout en même temps... sans savoir ce qui est le meilleur !

Le reste du château, sans atteindre le sublime du jardin potager, est vraiment réussi. J’aime particulièrement l’usage des motifs, mais c’est plus attendu, quoi que tout aussi réussis.

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Très belle découverte que ce château inhabituel, et une démonstration par la pratique qu’esthétique et gourmandises doivent aller de paire...

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Inspiration: des murs noirs

D’accord, il est possible que j’en ai déjà parlé, mais j’en ai réellement besoin cette fois. Nous nous apprêtons à faire réaliser les travaux du salon et de la salle à manger; pour une fois, ça ne sera pas nous qui les ferons ! Du coup, je commence par le plus important: le rendu final. Vous savez, moi, les questions de plâtre et de saignées pour l’électricité... ce n’est pas très excitant !

Le salon n’a aucune fenêtre. Je sais, c’est nul, mais que voulez-vous, bienvenue dans une maison dite 1930 version lilloise. Quant à la salle à manger, son immense fenêtre donne directement sur la rue, à niveau, ce qui m’oblige à la couvrir à moitié d’un grand rideau pour éviter de vivre avec les passants. Tout aussi nul.

Les couleurs dans le salon ont pas mal fait débat. Le conseil de 100% des gens: mets des couleurs claires pour ajouter de la luminosité et éclaire bien. Pour l’éclairage, je suis tout à fait d’accord, il en faut un maximum de sources et des placements bien diversifiés. En revanche, pour les couleurs, je ne suis pas d’accord, et par chance, mon chéri me suit.

Cette pièce n’a de toute manière aucun éclairage naturel, alors, pourquoi faire semblant ? Je préfère l’accepter comme elle est et l’orienter plus vers un salon de club anglais modernisé que vers du scandinave. J’adore la déco scandinave, mais quoi qu’on fasse, sans lumière naturelle, il est impossible d’obtenir un bel effet. C’est donc parti pour des murs noirs ou très sombres, des miroirs pour refléter la lumière, un parquet blanc ou blanchi (nous cherchons), et des canapés en cuir caramel et en velours bleu canard. Club anglais modernisé, je vous avais prévenus !

En attendant que les travaux commencent pour de vrai, ce qui n’est pas pour tout de suite, je vous propose quelques images qui m’ont finalement forcée à passer du côté obscur de la décoration. Comme le mythe des papiers peints qui rétrécissent les pièces (faux !), voici de quoi donner un grand coup de pied au derrière du mythe des pièces noires qui font cercueil.



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Lonny
Tant pis si je vous la ressors tout le temps, c’est ma photo préférée ! Salle de bain du club anglais modernisé...

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Lush Home
Mur noir + doré + cuir naturel + turquoise + transparence + texture. Je copie.


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Apartment Therapy
A partir de maintenant, je voudrais un canapé en cuir caramel


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One King’s lane
D’accord, c’est bleu foncé, mais vous ne trouvez pas que bleu foncé + bleu à motif + bois clair texturé + blanc laqué = super méga love ?

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House Beautiful
Bleu encore, mais laqué et velours = encore love


Les devis arrivent les uns après les autres, obscurs et techniques, mais nous ne désespérons pas d’avancer avant Noël ! Faire cette sélection m’a vraiment donné envie de réaliser quelque chose de similaire chez nous !

... et quelqu’un aurait vu une recette de glace à l’agar-agar arrachée d’un magazine ? Je ne la retrouve plus !

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To blog or not to blog

Mais en fait, pourquoi blogues-tu ?

En prenant le métro ce soir, pas moyen de me sortir la question de la tête.

Pourquoi blogues-tu ?

Je ne dis jamais que j’ai un blog, comme si j’avais une addiction honteuse ou une maladie vénérienne. C’est mon chéri qui s’en charge, ou, parfois, quand j’ai besoin d’une information qui ne se trouve que là, il m’arrive d’y avoir recours devant des amis. Jamais, cependant, je ne dis « tiens, au fait, j’ai un blog, tu devrais aller le voir ».

Alors, pourquoi blogues-tu ?

Les amis dans la vie qui me lisent me font plus rougir que plaisir, et pourtant, eux me connaissent infiniment mieux qu’Internet. Il reste que... oui, on peut dire que j’ai honte de ce blog. Honte du « mais tu mets ta vie en ligne ? » et peur de mettre des photos de moi et plus encore de mes enfants. Inquiétude aussi de ce que j’y écris, parce qu’il n’y a pas besoin de placer des détails voyeuristes sur sa vie intime pour écrire quelque chose de personnel. Dieu sait que je ne sais pas écrire autre chose que du personnel !

Donc, pourquoi blogues-tu ?

Malgré tout, voilà maintenant bientôt deux ans que j’écris ce blog, sans le moindre succès d’audience, sans espoir d’en faire quoi que ce soit un jour, mais avec une certaine régularité qui n’est pas dans mes habitudes. C’est sans doute le premier projet que je fais durer aussi longtemps. Il doit bien y avoir quelque chose qui me retient.

J’adore la déco et la vie à la maison en général, c’est entendu, mais j’aime aussi Star Trek, la symbolique hermétique, les jeux vidéos, Jane Austen et Terry Pratchett. Pourquoi ne pas bloguer sur ces sujets-là ? J’ai essayé de blogger sur la symbolique hermétique, créant un site aujourd’hui défunt; le sujet n’avait pas amené de dialogue dans les commentaires, à part un unique « ouais, je suis content que des types pensent comme moi des trucs fumeux à base de complots et d’extraterrestres »... plus jamais je ne ferai ça !

Alors je reste sur la vie à la maison, semaine après semaine, article après article, essayant de trouver une dimension universelle dans mes galères quotidiennes, espérant que, dans l’infini de la sphère humaine, quelqu’un passera quelques minutes marrantes, qui sait, peut-être édifiantes ? et en tout cas esthétiques. J’essaye de mettre du contenu neuf, histoire de ne pas reproduire une photo déjà vue mille fois; ou, au moins, j’essaye les classements originaux ou des analyses inédites.

Ne sachant pas vraiment pourquoi je blogue.

J’ai un réel plaisir à lire les commentaires d’anonymes ou d’inconnus. Vous êtes venus ici et vous avez trouvé l’endroit assez accueillant pour vous y livrer un peu. Les médias font leurs choux gras de la nocivité d’internet, mais moi, je ne vois ici que de la gentillesse et beaucoup de choses qui m’intéressent (une conversation sur les cuiseurs de riz en particulier !) Pourtant, je ne crois pas que je blogue pour me faire des ami(e)s, c’est plus quelque chose qui arrivera peut-être un jour mais que je ne cherche pas.

Dans le fond, je me demande si je ne blogue pas pour écrire, tout simplement. Le sujet n’importe pas tout à fait (heureusement il me passionne) mais presque. N’importe quel sujet qui m’intéresse aurait sans doute fait l’affaire. Le plaisir d’écrire, de susciter de micro-polémiques avec moi-même, de réaliser des bébés-analyses, de discourir, en fait. L’Internet est une maison d’édition qui ne pratique aucune discrimination, une bonne salle d’attente pour quelqu’un qui ne pense pas en chercher une vraie de si tôt.

Ce blog est un entraînement à la discipline du plaisir. J’aime écrire 80% de mes articles; les 20% restants sont cet exercice de la régularité, quelque chose que j’aimerais être capable de faire, qui sait, peut-être un jour comme auteur.

Et je suis intarissable sur la manière de choisir du papier peint.

Pourquoi tu blogues ?

Parce que j’aime ça. Je blogue (et je blogueraiiii) à l’ancienne. Un pauvre compte Facebook dans un coin, que je n’aime pas et que je délaisse, mais il fallait en créer un semble-t-il. Pas de twitter, pas d’instagram (j’ai un véritable appareil photo et photoshop, merci), pas de pinterest et, tant que je n’ai pas trouvé le moyen de le faire, pas de feed Hellocoton. J’avoue, un petit redesign du site ne serait pas du luxe, mais voyez-vous, je n’ai pas vraiment le temps en ce moment. Pas d’informations intimes, juste du très personnel, comme ma maison qui est un des sujets les plus proches de mon coeur, juste après ma famille.


Je m’appelle Anne-Hélène, j’ai trente-deux ans. Bienvenue sur Du Sel au Plafond, bienvenue chez moi.

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J’ai plusieurs grains de folie dans la tête, et voici mon petit coin de l’internet où s’exprime celui de la décoration et de la cuisine. Je vais arrêter d’en avoir honte (mais je ne vais pas pour autant me faire de la pub), et je vais juste prendre plaisir à écrire, à faire semblant d’être une journaliste déco, à jouer à l’éditrice de magazine. Comme tout jeu, il apporte son lot d’enseignements, dont le principal est: je peux m’astreindre à la discipline. En décembre, ce blog fêtera ses deux ans.

En attendant, courant de semaine, on parle de glace au cassis à base d’agar-agar. Si je retrouve la recette dans mon ordi...

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