C'est quoi l'idée ?... des vasques gigantesques

Nous sommes en train de préparer les travaux de la salle de bain ! Oui, sans avoir fini les précédents au grenier, et alors que le bureau vient d’être livré. C’est compliqué, chez nous... et surtout, ce n’est pas fini.

En tout cas, ces travaux-là, nous n’allons pas les faire nous-mêmes, pour une fois. La plomberie, le carrelage, c’est une affaire de professionnels, et nous n’avons pas le temps d’acquérir les compétences nécessaires pour faire quelque chose de propre. Donc, plombier ! Celui qui a fait la salle de bain du deuxième qui est toujours impeccable deux ans après, malgré le passage quotidien des deux monstres dedans...

Donc, je suis sur le marché pour un meuble de salle de bain qui réponde aux critères suivants:
- 80 cm de large
- pas à faire soi-même (= pas à peindre, pas à customiser, mais je veux bien le monter quand même)
- 50 cm de profondeur environ (standard quoi)
- si possible en bois, ou du moins en plaqué bois
- SOLIDE, c’est-à-dire pas bringuebalant, pas vasouillant, pas en carton-pâte, pas à remplacer dans six mois parce que les gonds ont trépassé. Je n’ai pas encore trouvé
- sans pied
- avec un peu de rangement quand même

Et je cherche, et je cherche, et je cherche.

Et je ne trouve pas grand chose. Enfin si, celui-là:

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Castorama

C’est du plaqué frêne, et moi, j’aime bien le frêne. Jusque là, tout va bien. Sauf que... c’est quoi l’idée de la vasque qui fait la largeur du meuble ?? Qu’est-ce qu’on est supposés faire exactement, dans une vasque de salle de bain ? Où pose-t-on les brosses à dent, le savon ?? (les chats aussi, ils se mettent où pour boire au robinet ?)

J’ai du mal à saisir le concept. Certes, l’esthétique est magnifique, plat et tout, mais là quand même, le côté pratique... Pour me faire une idée, j’ai regardé exactement le nombre d’emploi que je fais de mon lavabo de salle de bain. Verdict: deux. J’ai besoin d’eau pour me brosser les dents, et j’ai besoin d’eau pour débarbouiller mes enfants à l’occasion. Mon chéri a besoin d’eau pour se raser. Par contre, j’ai besoin de plan de travail pour poser ma brosse à dent quand je me coiffe, pour poser les médicaments en cours d’utilisation quand hélas il y en a, pour poser le porte-savon, pour poser le sèche-cheveux quand je me recoiffe, pour poser les chats quand ils veulent boire au robinet (encore !), etc...

Donc, je ne comprends pas. C’est quoi l’idée d’une vasque aussi démesurée ? Surtout que regardez comment Castorama l’implante:

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Il y a du bazar tout AUTOUR de la vasque ! Sauf que le pourtour fait quoi... 10 cm de large ? Maximum ! Donc, la nouvelle tendance salle de bain, c’est faire tomber le porte-brosses à dent et le savon dans une vasque démesurée à chaque fois qu’on se brosse les dents. C’est si compliqué de faire une petite vasque et un grand plan de travail ?

En plus, c’est quand même bien le bazar sur cette image. Elle reste jolie parce que tout est dans les tons, du gel douche aux serviettes. Bon, pour les serviettes, j’admets que ce soit facile à assortir; mais pour les brosses à dent et le dentifrice, j’ai du mal à comprendre: j’ai plus tendance à prendre de bons produits pour leurs qualités plus que pour leur esthétique. « Oui, ce dentifrice est au fenouil et à l’anis, mais il va dans ma palette colorée ! ». Argh.

Bilan: pour l’instant, il y a quand même un peu de travail prévu. Nous aimons bien cet élément sous-vasque, et allons essayer de le trouver SANS la vasque stupide au-dessus. Espérons que ça se fasse. Sinon, il y a ce modèle-là:


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Il nous plaît cependant un peu moins. Tant pis !

Dessus, nous mettrons un plan de travail et une vasque assez réduite. Brossage de dents et rasage: ce sont les seuls moments où nous nous servons du lavabo. A quoi bon en avoir un taille XXL ? Je ne comprends pas... c’est quoi l’idée ?

Aidez-moi si vous avez compris à quoi servent les vasques gigantesques !


PS: gros coup de coeur pour celui-là, mais les dimensions ne conviennent pas hélas... à 10 cm près !!!

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Tikamoon

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Cocottes Le Creuset: Gâteau aux poires et yaourt de brebis

Allez savoir pourquoi, mais j’adore Le Creuset. En fait, je sais pourquoi: le peu de leurs produits que je possède fonctionne à la perfection.

Tout a commencé par une cocotte ovale couleur kiwi, dans laquelle j’ai raté un nombre incalculable de lapins à la provençale, mais peu importe ! j’étais tombée amoureuse de son poids, de sa solidité, et de sa couleur. Kiwi winner ! Peu de choses m’auraient fait persévérer jusqu’à réussir, enfin, les filets mignons de porc à la moutarde (selon cette recette) et des tas d’autres trucs. Mais le vert kiwi... je veux m’en servir tous les jours !

Après le Papa cocotte est venu s’ajouter le reste de la famille: le plat à tarte (kiwi), le plat à gratin carré (kiwi) et le grand plat oval (cobalt, ma deuxième couleur chéri qui a été arrêtée !! Ramenez-la !!). J’avais beaucoup hésité avant de commencer à acheter dans cette catégorie; Le Creuset est pour moi le spécialiste de la fonte émaillée, et je ne voyais pas trop quel savoir-faire ils pouvaient apporter en céramique.

Erreur. Déjà, je ne veux plus voir un moule à tarte en téfal ou autre: ça ne marche jamais, et de toute manière, soit je beurre le tout, soit je mets du papier cuisson. Je ne veux plus de métal, plus de téfal, juste de la céramique. Bien sûr, il faut faire attention à ne pas la laisser tomber, mais je n’ai jamais eu de problème de ce côté pour l’instant (touchons du bois...). Et, rien à faire, Le Creuset fait de beaux et bons produits en céramique. A ce stade, la seule chose que je n’ai pas envie d’essayer est leurs plastiques, mais c’est parce que j’essaye d’éviter le plastique en général.

Il y a quelques années, devant mon enthousiasme pour ces produits (qui ne sponsorisent pas cet article, je le précise, mais si vous le lisez et que vous travaillez chez Le Creuset, n’hésitez pas à m’envoyer des plats kiwis ou cobalt !), mon chéri m’a offert quatre mini-cocottes dans des couleurs assorties. Je ne les ai jamais utilisées; le livre qui les accompagnait proposait des recettes qui se photographient bien, mais qui se font difficilement, avec même des erreurs: une recette met dans la liste des ingrédients seize poireaux. Seize poireaux pour quatre MINI-cocottes ? Je ne crois pas !

Donc, ces jolies mini-cocottes ont pris la poussière pendant trois ans dans mes placards. Or, depuis, j’ai fait un tri incroyable grâce à la méthode KonMari dont je vous rebats les oreilles depuis des mois. Quid des mini-cocottes, me demandez-vous ? Elles ont réussi le premier examen, mais sans conviction. Le deuxième aussi. Elles étaient comme ces élèves qui ne sont pas premiers de classe, mais qui réussissent toujours à avoir juste au-dessus de la moyenne pour intégrer l’année suivante.

Jusqu’à la semaine dernière. Je venais de faire un énième bread pudding au chou-fleur dans le grand plat cobalt lorsque j’ai pris une décision: soit j’utilise ces mini-cocottes, soit je les donne. J’ai donc fait un test. Et un autre, de la même recette, trois jours après.

Verdict: elles sont géniales ! Faite le gâteau le plus plan-plan de la planète, mais mettez-le dans ces mini-cocottes, et tout de suite, votre repas prend des airs de fête ! Les enfants ont adoré, surtout quand je leur ai proposé de choisir la couleur de leur cocotte. Ce fut un succès !


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Gâteau aux poires et yaourt de brebis (pour 4 mini-cocottes)
adapté de Veggie, de Cléa



2 yaourts de brebis (250g)
4 oeufs
80g de sucre blond
120g de farine blanche
1 cuillère à café de levure chimique
1 cuillère à café de gingembre en poudre
4 poires

Battez les oeufs avec le yaourt et le sucre.

Incorporez la farine, la poudre à lever et le gingembre.

Versez le mélange dans les mini-cocottes, environ aux 2/3 de la hauteur.

Pelez et épépinez les poires, puis découpez-les en petits dés. Disposez-les sur la pâte.

Enfournez pendant 20 minutes à 180°C. Servez tiède ou froid.

(Pour faire plus joli et plaire à ma Poussinette qui aime le rose en ce moment, j’ai rajouté quelques grains de sucre).


Je pense qu’il est difficile de faire plus simple en matière de gâteau; et pourtant, rien que de les mettre dans les cocottes les a rendus un peu moins ordinaires, un peu plus festifs. Magique !

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Améliorer sa maison à petit prix: les dessous de plat

Oui, ceci est encore un article sur Kon Mari et tout ce qui s’en suit. D’ailleurs, savez-vous qu’elle a écrit une suite, avec des illustrations ? D’après les commentaires internet, il s’agit de trois pauvres illustrations faites à la main par un gamin de six ans, et des petits lapins kawaï qui rangent. Pas très utile, donc, et je ne pense pas l’acheter. Cependant, sa méthode de ne garder que ce qui procure de la joie reste le nouveau credo de la maison. Et vous savez quoi ? Ca marche.

Je suis cette année la January Cure d’Apartment Therapy. Je pensais blogger à ce sujet, mais ce n’est pas la peine. Il y a peu de choses qui m’ont demandé plus d’une heure de travail. La cuisine ? Elle est déjà rangée, tout est accessible, et à part une machine à pain qui ne me sert plus, je n’ai rien trouvé de superflu qui ne me donne pas de joie. Même, j’ai ressorti des petites cocottes Le Creuset que mon chéri m’avait offertes il y a deux ans, et que j’utilise rarement bien qu’elles soient adorables. Plus sur les recettes de cocottes bientôt !

Donc, si l’on fait l’impasse sur le bureau, qui est vraiment le trou noir de la maison, tout commence à se trouver une place, et les placards sont assez vides pour que toute opération de ménage soit rapide et efficace. Il reste que je possède des objets utiles, voire indispensables, mais que tous ne me procurent pas de sentiment de joie intense.

Il me semble que ça pourrait être la dernière étape de la méthode: tout doucement, remplacer les indispensables bof bof par des indispensables que l’on aime. Il ne s’agit pas de jeter des objets qui fonctionnent parfaitement, sous prétexte qu’ils ne nous procurent pas de joie, mais plutôt, il me semble, de les remplacer quand ils se cassent, voire de les donner à des organismes de charité.

C’est là qu’interviennent mes dessous de plat. Je suis sûre qu’aucun blog n’en parle, tant le sujet est... euh... marginal ? Néanmoins, je possédais deux dessous de plat fonctionnels, mais moches. Du bois, du fer, et voilà. Alors que grâce à ebay, il y en a de tellement mignons en laiton ! Et pas que. Sélection eBay, mais à mon avis, vous trouverez semblable et moins cher sur Le bon coin, et encore moins cher à Emmaüs (mais c’est très aléatoire).

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Dessous de plat bleu marine en fonte émaillée (12€ + 4€ de livraison)


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Dessous de plat en fonte jaune années 70 (24€ + 5,25€ de livraison)


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Dessous de plat en chrome façon bambou (22€ + 3,80€ de livraison)


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Dessous de plat en laiton noeud Louis XVI (22€ + 3,90€ de livraison)


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Dessous de plat en laiton chouette (7€ + 7€ de livraison)


Ceux que j’ai choisis:


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Ils étaient à 12 ou 15 euros tout compris; la chouette est légèrement abîmée en bas, et la tortue était oxydée, mais rien que mon produit Christofle magique ne puisse éliminer !

Bilan: pour une somme assez modique, chaque fois que je fais un plat au four, voici ce qui se passe: je sors ma planche à découper (qui m’énerve !! j’en reparlerai une autre fois), puis mon nouveau couteau japonais à légume qui tranche les potirons comme du beurre, puis mon plat Le Creuset bleu cobalt que j’adore. Je prépare mon plat, j’enfourne, et quand c’est cuit, je dispose l’un de mes dessous de plat tout mignon sur la table. Ridicule ? Ca aurait été aussi bon avec un plat quelconque et des dessous de plat en plastique ? Bien sûr que oui, la platerie et les accessoires n’ont jamais changé le goût d’un repas; mais mes animaux vintage me font sourire, je ne lutte plus pour couper grâce à mon nouveau couteau, et le bleu cobalt de mon plat est juste magnifique. Il va tellement bien avec ma vaisselle ! Je l’aiiiiiime.

C’était donc un article pour dire que si vous n’êtes pas à quelques euros près, quand vous vous êtes séparés de tout ce qui ne vous met pas en joie, il me semble que c’est une bonne idée de remplacer de petits ustensiles par d’autres, plus jolis mais tout aussi fonctionnels. Personnellement, j’attends souvent que les objets soient usés, mais parfois, ces *** de machins moches sont en acier renforcé, et ça n’arrive pas. Dans le cas de mes dessous de plat, Emmaüs en a reçu deux solides !

C’était le petit plaisir de janvier... merci le père Noël !


PS: le placard à bandes dessinées est en cours de finition. Si, si, promis !!

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La nouvelle étiquette à table ?

Je suis de celles à qui on a donné des règles de base en ce qui concerne les manières à table. Ce n’était rien tiré de la comtesse de Rotschild, plutôt des évidences de gentillesse en cas d’invitation : on mange tout ce qui est servi par la maîtresse de maison (même si on n’aime pas), on finit son assiette, on remercie (même si on n’aime pas, mais peut-être en termes plus vagues), on ne met pas les coudes sur la table, on aide à débarrasser la table si ça fait sens, on replie sa serviette et on la range dans son rond ou sa pochette s’il y a lieu... bref, des choses toutes simples, du moins à ce qu’il me semblait.

ll n’y avait qu’une unique exception à la règle de tout manger: les allergies et, en général, les conditions médicales. Rares à l’époque, elles nous semblaient la seule occasion de poser ses conditions à la cuisinière, tout simplement parce que le malade n’y pouvait rien. Avant d’inviter un nouvel ami, nous demandions s’il avait des allergies, de même que ma mère adaptait ses menus à des diabétiques ou autres.

Jusque là, tout allait bien.

Il y a bien le problème de ce couple d’amis juifs, dont les interdits et obligations alimentaires sont plus longues que la Recherche du temps perdu, et tout aussi compliqués; mais voilà, il n’y avait qu’eux, et comme nous les adorons, nous les considérons comme l’exception qui confirme la règle, l’important étant de les voir le plus possible.

Cependant...

Je constate une étrange épidémie d’exigences déraisonnables, qui ne soient ni médicales ni religieuses. Je comprends les contraintes des allergiques et des malades - pire, je demande à les connaître pour faire plaisir à mes invités qui en souffrent. Je peux admettre les interdits alimentaires de nature religieuse, à condition qu’iles soient présentés avec gentillesse (ce qui a toujours été le cas dans mon expérience).

Mais là, est-ce que ça ne commence pas à dépasser les bornes ? Des personnes en parfaite santé s’imposent à elles-mêmes des régimes végétariens, paléolithiques, sans gluten, sans sucre, végan, bio, locavore, et que sais-je encore... et semblent attendre de la maîtresse de maison qu’elle soit au courant de leurs choix et en plus, les respecte ?! N’est-ce pas le comble de l’impolitesse ?? Que ces régimes soient pratiqués à la maison, bien sûr ! Moi-même, je mange le plus possible de bio et de local, et j’adore la cuisine végétarienne. Mais ce n’est pas pour autant que je l’exporte !

J’ai pris conscience de cette situation quand un membre de ma famille m’a raconté cuisiner uniquement avec de la crème de soja, pour ses invités qui ne prennent pas de laitages de vache (par choix, pas par allergie). Et du bouillon de légumes bio. Et de la viande bio à 150€ le kilo du boucher réputé du coin. N’est-ce pas punir l’hôtesse de sa gentillesse de recevoir du monde ? Etre invité, est-ce que ça ne devrait pas être au contraire une occasion de se faire tout petit et facile à vivre ?

Il me semble qu’il y a une confusion naissante entre la personne qui reçoit et un restaurant. Bien sûr que dans un restaurant, je commande ce que j’aime; mais la cuisinière domestique n’est pas une brigade à elle seule, elle a peut-être un métier différent dans la journée, et peut-être ne peut-elle pas consacrer huit heures à la préparation d’un unique repas dont l’objectif initial était de passer un bon moment entre amis.

C’est un décalage progressif de la volonté de faire plaisir à ses invités à un stade où les invités posent leurs exigences pour que la maîtresse de maison les satisfasse. Et ça me semble... malpoli. Le contraire, bizarrement, ne me gêne pas. Une amie me propose deux plats possibles, dont un risotto aux champignons. Je raffole de risotto et de champignons ! S’il-te-plaît ? Ainsi, elle est certaine de me faire plaisir, tandis que je n’impose rien.

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Parce que cette situation me met un peu en colère, je l’avoue, j’ai fait une crise de ras-le-bol dans un verre d’eau. Il m’est déjà arrivé de proposer en fin de repas des tisanes et des thés. « Non merci, ce n’est pas du thé bio », me suis-je entendue répondre. J’ai déjà eu aussi: « je n’aime pas le thé vert » et « il n’y a pas de tisane aux fruits ? ». Ce n’était pas plus simple de me répondre simplement « non merci, finalement, j’ai assez mangé » ??

A présent, j’ai dans mon placard TROIS pots de thé. Il y a le pot à thé noir; parfois, c’est de l’Orange Jaïpur pas bio en sachet, parfois, c’est un thé en vrac pas bio d’Auchan, et parfois, c’est un grand thé d’Unami. Mais il n’y en a qu’un. Il y a le pot à tisane, avec une tisane en vrac, parfois bio, parfois pas. Et il y a le pot à thé spécial, parfois vert, parfois blanc, parfois vide.

Pourquoi seulement trois pots ? Parce que j’ai constaté que quelque soit la quantité et la qualité des thés proposés, il y a toujours quelqu’un qui ne trouve pas ce qu’il/elle cherche. La variété des choix n’y fait rien, alors autant limiter mon stockage et me donner le plaisir d’acheter plus souvent mes thés favoris. Je n’aurai jamais l’infinité de thés nécessaires à satisfaire le peu de gens que je reçois. Vous n’en voulez pas ? Prenez de l’eau.

Cependant, je continue à tenir compte des interdits alimentaires que certains de mes amis se donnent à eux-mêmes. En râlant. En ne leur rendant pas la pareille et en mangeant les repas qu’ils me proposent, la plupart du temps avec grand plaisir, mais parfois, la maîtresse de maison arrive fièrement avec le seul plat que je déteste, le cassoulet. Vous savez quoi ? J’en ai mangé une grande assiette. J’ai détesté tout du long, puis j’ai plié ma serviette, pris un grand verre d’eau pour faire passer le goût, et j’ai remercié la cuisinière pour tout ce travail. Le pire, c’était que c’était sincère: j’ai beau détester le résultat, elle avait passé des heures à tout préparer pour une grande tablée, et oui, j’avais passé un bon moment entre amis, et non, contrairement à ce que les émissions culinaires tentent de nous expliquer, ce n’était pas ce qu’il y avait dans mon assiette l’important. Je préfère me forcer un peu à manger et garder des amis !

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Deux cuillères apéritives faciles et fraîches

La January Cure avance bien; j’ai fini la véranda !! Si, si, toutes les toiles d’araignées sont parties, tout est rangé, tout est récuré... et il reste encore quelques trucs à ranger, mais je les ai mis dans la cuisine, donc on ne voit rien. L’honneur est sauf !

Invitée ce midi, on m’a proposé d’apporter des bouchées apéritives. Vous auriez fait quoi ? Je me suis dit qu’après les fêtes, plus personne n’avait envie de foie gras, de canard ou de saumon. Même si ce n’est clairement pas la saison, j’ai cherché du côté des recettes d’été, toujours très fraîches en bouche. Un peu de légumes, du cru et du fromage très très frais, ça vous dit ?

Voici deux idées de petites bouchées très fraîches, à base de légumes et de fromage frais !


Mousse de radis et émulsion de fanes

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Cette recette est quasi-copiée du blog Gourmand’Iz ! Par contre, avec les mêmes quantités, je fais plutôt 30 cuillères, et encore, j’ai du reste.


Ingrédients pour 15 cuillères

1 botte de radis
200g de ricotta
5 cl de lait d’amande
1 g d’agar-agar
1/2 échalote
1 cuillère à soupe d’amandes en poudre
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
Sel, poivre

Pour la mousse de radis: Laver les radis et en garder 3 pour la décoration. Mixer finement les radis avec la ricotta, le lait d’amandes, du sel et du poivre. Ajouter l’agar-agar, mettre dans une casserole et porter à ébullition. Laisser bouillir 30 secondes, puis laisser refroidir. Garder au frais jusqu’au dressage.

Pour l’émulsion de fanes: bien laver les fanes de radis, puis les mixer avec l’échalote, les amandes, l’huile d’olive et un peu d’eau. Saler et poivrer.

Couper les radis réservés en fines rondelles.

Au dernier moment, verser un peu d’émulsion de fanes au fond de la cuillère, puis déposer une mini-quenelle de radis. Décorer de rondelles de radis.



Bavarois de carotte au sésame et au cumin, quenelle de brebis et cerfeuil


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Cette recette-ci est inspirée de Recevoir en bio, de Cléa. La recette d’origine est à la coriandre, mais je n’ai pas réussi à en trouver en cette saison. Le cerfeuil n’était pas si mauvais, loin de là ! Mais je retesterai avec de la coriandre, mon herbe préférée !


Ingrédients pour 15 cuillères

10g de graines de sésame blond
5 carottes
2 pincées de graines de cumin
1 cuillère à café de garam masala
200 ml de lait d’amande
2 g d’agar-agar
60g de fromage de brebis très très frais
1 cuillère à soupe de cerfeuil (+ pour la décoration)

Torréfier les graines de sésame au four, 200° pendant 15 minutes.

Cuire les carottes, puis les mixer avec le cumin, les 2/3 du sésame et 2 cuillères à soupe de lait d’amande.

Dans une casserole, mélanger 150 ml de lait d’amande avec l’agar-agar, puis porter à ébullition pendant 30 secondes. Ajouter la purée de carottes et bien mélanger. Répartir le mélange dans les cuillères et laisser figer au frais pendant au moins 1 heure.

Battre le fromage de brebis avec 1 cuillère à soupe de lait d’amande, un peu de sel et le cerfeuil. Déposer 1 petite quenelle de ce mélanger sur la soupe de carottes figée. Décorer avec des graines de sésame et une feuille de cerfeuil.

Servir frais !




Ces deux recettes, sans être mémorables, étaient bonnes et fraîches, ce dont j’ai bien besoin après les fêtes ! Mais surtout, elles m’ont permis de tester et d’apprécier un de mes cadeaux de Noël: des couteaux qui coupent. Pendant des années, j’ai traîné des couteaux en céramique bas de gamme, mis au lave-vaisselle (ce qui les émousse). Pour vous donner une idée de leur efficacité, je pouvais faire semblant de me couper le bras sans rien risquer de plus qu’une petite trace blanche. Des couteaux très, très émoussés donc.

Alors que je viens de m’entailler le majeur avec les nouveaux !! ... et c’est le bonheur, sans masochisme, promis. Je coupe les carottes comme du beurre. Le potiron ? Facile ! Bref, c’est une véritable révolution. Jamais je n’aurais pensé que de très bons couteaux puissent changer ma cuisine à ce point ! La céramique ? Plus jamais* ! C’est l’inox le meilleur !

J’ai cependant eu de la chance; mon chéri n’a pas pris un bloc tout fait. Je ne comprends pas trop ces packages; il y en a trop et je ne sais pas quoi en faire. Dans mon mode de vie, j’ai besoin de 4 couteaux: un petit, un moyen, un GROS couteau japonais pour les légumes, et un monstre (couteau-chef, je crois que ça s’appelle) pour les légumes monstrueux comme mes potirons extra-terrestres. Mais les autres... à quoi servent-ils ? J’ai déjà un couteau à pain, pas besoin d’un double, merci. Et j’ai mon compte en éplucheurs, pourquoi les inclure ?

C’est encore une de ces situations dans lesquelles je préfère acheter du sur-mesure, soit quatre couteaux distincts, plutôt qu’un bloc de six dont je ne me sers pas (et que j’aurais jeté de toute manière, je n’ai rien sur mes comptoirs). C’est bizarre, cette tendance au package. Compréhensible, puisque j’aurais acheté six couteaux au lieu de quatre, mais pourquoi ne pas me laisser prendre ce dont j’ai besoin ? Peut-on donc se permettre tant de gâchis, sachant que j’ai déjà jeté mes céramiques inutilisables ?

... Et comment fait-on ma maintenance de couteaux en inox ? Fusil ? Pierre à aiguiser ? Quelqu’un fait ça ??


* jusqu’à ce que je change d’avis. J’ai des positions légèrement tranchées ^^

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