Collection de thés et tisane + Minilabo

Vous avez déjà remarqué le jeu d’acteur qui se déroule quand on prend un thé ou une tisane chez des amis ? Il y a plusieurs versions: grosse boîte remplie de petits sachets, assortiment de boîtes, énumération par oral des différentes possibilités, etc. Du côté des consommateurs également, plusieurs options: les amateurs de thé sont en général assez ouverts, il y a ceux qui savent qu’ils ne boiront jamais chaud en dehors de chez eux (je pense à la personne qui ne boit que des thés verts bios d’une certaine maison), et ceux qui ont de vagues préférences, mais rien de trop contraignant.

Au final, en tant qu’hôtesse, j’ai longtemps conservé dans mes placards une énorme collection de thés et tisanes variés, tout en ayant régulièrement des personnes qui ne trouvaient pas leur bonheur parmi mon offre. Vexant. En outre, conserver des sachets à moitié ouverts n’est pas recommandé si l’on souhaite que la saveur des thés se conserve longtemps; or, quand on a une collection pléthorique, on a aussi tendance à ne pas terminer les sachets, et, sans que ça soit contradictoire, à descendre paquet après paquet de la sorte qu’on surconsomme (et qui vient bien sûr du supermaché. Pourquoi ??). En ce qui me concerne, j’avais un thé des glaces rapporté du Canada par ma Soeurette il y a des années, ainsi que des thés verts reçus à Noël en 2009, tous deux entamés et beaucoup aimés; mais j’achetais quand même un paquet de tisanes « nuit tranquille » par mois.

Je me suis demandée comment résorber ma collection tout en continuant à proposer différentes options aux gens qui nous rendaient visite. Ma solution ? Les boîtes Minilabo !

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D’accord, ce ne sont pas les boîtes elles-mêmes qui sont la solution, mais elles ont fourni l’idée ! Vous le savez, j’ai pris l’habitude de transvaser les produits dans des contenants plus neutres, que je trouve plus calmes visuellement. En outre, je commence à acheter de plus en plus de denrées en vrac, ce qui m’oblige à les transvaser dans tous les cas.

Un jour, au Furet du Nord (une librairie, quelle idée !), je tombe sur ces boîtes, que je trouve magnifiques. Modernes, gaies, blanches et bois comme ma cuisine. Je craque ? Je ne craque pas ? Il y a tellement d’objets que je trouve beaux que je me force à n’acheter que quand j’ai une idée précise de ce que je vais en faire. Je suis donc rentrée du Furet les mains vides.

Puis, j’ai réfléchi. Il y a trois boîtes, de trois tailles différentes. Est-ce que je pourrais en faire des boîtes à thé ? Bazarder ma grosse boîte moche qui prend de la place et dans laquelle je ne peux pas mettre de thé en vrac, alors que c’est principalement comme ça que je l’achète ? Mais pourrais-je me permettre de proposer trois sortes de thé et tisanes à mes invités ? N’est-ce pas trop peu ?

Comme les boîtes étaient vraiment belles, je me suis dit que j’allais tester !

Verdict: je n’ai pas de plainte. Personne ne chouine de l’absence de tisane « digestion » ou « minceur »; les difficiles ne trouvent toujours pas leur bonheur, mais ce n’est rien de nouveau. Je me force à varier les propositions: en général, il y a une tisane bio, un thé noir (habituellement à base d’Earl Grey), et un thé fantaisie, vert ou floral. Pour commencer, j’ai utilisé ce que j’avais dans mon placard: le thé des glaces était délicieux, avec une saveur florale de cassis vraiment chouette, et les thés verts, proposés aux invités, ont eu un succès fou maintenant qu’il n’y avait plus l’alibi « digestion ».

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Chaque matin, plutôt que de fouiller dans un placard en désordre et de prendre toujours le même Orange Jaïpur (et de le racheter alors que les autres paquets sont ouverts), je sors la moyenne ou la petite boîte (thé floral ou thé vert). Chaque soir, après le repas, je sors la grande, qui contient en ce moment une tisane ayurvédique à base d’écorces qui est très (très très très) bonne. Quand on sait le nombre de décisions qu’il faut prendre tous les jours, je me dis que ça au moins, c’est simple.

Est-ce que je me lasse ? Non ! J’achète dorénavant de bons produits, parce que je sais que je vais les consommer, mais aussi les offrir à mes invités. Un paquet en vrac me fait en général deux ou trois mois, et c’est assez pour le savourer, et assez peu pour ne pas me lasser. En huit mois, ma collection est passée du statut de... collection justement, à celui de rien du tout. J’ai TOUT bu. C’était délicieux. Par nostalgie, j’ai même fini le thé au tiaré rapporté de notre voyage de noces il y a presque dix ans maintenant (il ne sentait plus rien que l’earl grey un peu passé, mais on est sentimental ou on ne l’est pas). Aujourd’hui, je n’ai plus aucun paquet en stock, et j’attendrai mon prochain passage en ville pour visiter Unami et refaire un stock... de deux paquets. Je me réjouis par avance !

Je ne suis pas tout à fait parvenue à me débarrasser d’une sorte de gêne à proposer aussi peu de choix à mes invités. D’accord, ce sont des thés de qualité, achetés en vrac chez de bons fournisseurs, souvent bios, mais est-ce une excuse ? Je lance donc la question à l’infinie sagesse de mes lectrices: est-ce que ça vous gênerait de ne vous voir proposer qu’une sorte de tisane et deux sortes de thé ? Avez-vous une attente par rapport à cette question (clairement fondamentale, je veux dire, on n’est pas en train de mener des pourparlers de paix au Proche-Orient) ?



... et, est-ce que quelqu’un a une référence de boule à thé qui MARCHE ? Je n’en peux plus des machins qui se cassent ou laissent passer les feuilles de thé...

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Cookies au beurre salé (carambar)

Je continue ma quête des cookies parfaits à travers l’exploration d’un de mes livres de cuisine préféré: Cookies, de Martha Stewart. Je l’ai acheté à l’occasion d’un voyage aux Etats-Unis, alors que l’espace dans ma valise était limité, c’est dire si j’en avais envie ! Et je ne saurais trop le recommander à celles et ceux qui ont envie de réaliser des petits gâteaux. Mon projet initial était d’en faire pour les enfants, à la place des pâtisseries industrielles; hélas, à chaque fois que je fais une recette, tout part en deux jours ! J’ai beau adorer la pâtisserie, je n’en fais pas toutes les semaines.

Ce que j’aime le plus dans ce livre, c’est l’index. Au lieu de nous embêter avec des noms compliqués ou techniques, l’index est simplement constitué de photos des gâteaux, classés en fonction de grandes catégories comme « light and airy » ou « rich and dense ». Du coup, on s’amuse avec les enfants à choisir le prochain cookie !

Le dernier en date par contre, c’est mon chéri qui l’a choisi: le « cashew caramel cookie » (cookie au caramel et à la noix de cajou). C’est un goût surprenant car... breton. Préparez-vous pour le cookie au caramel au beurre salé ! La recette nécessite une « cup » américaine, mais on en trouve maintenant dans tous les magasins d’ustensiles de cuisine.

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Cookie aux noix de cajou et caramel au beurre salé

Pour environ 40 cookies


Ingrédients
1 2/3 cup de farine blanche
1/2 cuillère à café de sel
2 1/2 cup de noix de cajou salées
3 cuillères à café d’huile de noix
115g de beurre à température ambiante
3/4 cup de sucre roux
1/2 cup de sucre en poudre
1 gros oeuf
1 cuillère à café d’extrait de vanille
20 carambars
1/4 cup de crème épaisse à 30%


Préchauffez le four à 170°C.

Mélangez la farine et le sel.

Hachez grossièrement 1 cup de noix de cajou, puis passez le reste au mixeur (je n’ai pas de mixeur, j’ai simplement haché plus finement). A la poudre de noix de cajou, ajoutez l’huile pour obtenir un mélange à consistance de purée.

Dans un bol, mettez la purée de noix de cajou, le beurre, les deux sucres. Mélangez jusqu’à ce que le mélange blanchisse et soit un peu mousseux. Ajoutez l’oeuf et la vanille, et mélangez encore. En plusieurs fois, ajoutez enfin la farine puis les noix de cajou hachées grossièrement.

Préparez les cookies comm d’habitude: faites de petits tas un peu aplatis sur une plaque de four recouverte de papier cuisson.

Cuisez au four pendant 12 ou 13 minutes, puis laissez refroidir sur une grille.

Pendant que la cuisson se fait, mélangez les carambars et la crème dans une casserole, à feu très doux. Pour faire les zig-zags de caramel, j’utilise un accessoire à deux euros consistant en une bouteille en plastique et un embout, mais on peut faire ça avec une douille ou même, tout simplement, avec une cuillère.

Laissez le caramel refroidir, puis stockez dans un récipient hermétique. Les cookies se conservent pendant 3 jours d’après le livre, ils étaient toujours bons quatre jours plus tard. J’imagine qu’on peut les congeler.

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Bon ap ! J’ai servi ces cookies avec une pomme au four, c’était parfait !

... quoique légèrement calorique. Mais bon, ce sont des cookies, non ?

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L'envers de la méthode KonMari: honorer ce que l'on aime

Je suis toujours une fan de la méthode KonMari, même si je me demande si je vais acheter le deuxième volume. Des suggestions ? Il a l’air de répéter le précédent, sans grand ajout. J’hésite, donc.

Cependant, a force de trier et jeter ou donner, je commence à découvrir l’autre bout de la méthode. Vider mon intérieur, même sur le principe, me plaît énormément. Moins de choses à nettoyer, dehors les choses inutiles, au revoir le bazar, oui, super, j’adore, mais après plusieurs mois de cette routine, la maison commence finalement à ressembler à un endroit où il fait bon vivre. Bien sûr, je n’ai toujours pas trouvé de méthode magique pour l’entrée, la cage d’escalier n’est toujours pas faite, et les travaux n’avancent que très peu; cependant, les espaces qui sont finis sont à mon goût et ceux qui sont encore en construction sont rangés et nets. Très bien donc.

Sauf qu’il me semble qu’en fin de compte, il y a plus que simplement se faciliter la vie. Bien sûr, nettoyer une salle de bain de 6m2 en moins d’une heure obtiendra toujours une bonne note dans mon univers; mais n’y a-t-il pas plus que ça ? Je le crois.

Ce Noël, j’ai « rangé » ma chambre d’enfant, chez mes parents. Il n’y avait plus tellement d’affaires à moi, à l’exception d’une grande quantité de livres et d’un assez gros tiroir de commode rempli de petites choses. Les livres furent triés (j’en ai rapporté dix chez moi, les autres sont partis à la vente et à Emmaüs). Les petites choses aussi; parmi celles-ci, de petits objets de décoration que j’avais adorés enfant et demandés en cadeau à mes grands-parents, trop heureux de vider un peu leurs intérieurs. Un moineau en porcelaine, un cheval Dala, une petite vierge, ce genre de choses.

En rentrant chez moi, j’ai ouvert ma fameuse boîte à souvenirs, pour mettre tout ça dedans. La boîte ne fermait plus. En regardant ce qu’il y avait à l’intérieur, j’ai réalisé que j’aimais toujours ces petits objets, autant que quand j’étais enfant. Le moineau est ravissant, le cheval Dala joyeux et intemporel. Il y avait aussi un timbre en soie du Népal et une carte brodée en 1820 par une ancêtre.

Réalisation: qu’est-ce que tout ça faisait dans une boîte que j’ouvre une fois par an ? J’ai tout ressorti. Le moineau en céramique est actuellement sur ma commode de chambre, devant notre faire-part de mariage que j’ai enfin mis dans un vieux cadre. Pour le reste:


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A gauche, mon cheval Dala. J’ai apporté à l’encadreur le timbre du Bouthan en soie (à droite) et la broderie en fils de soie qui est extraordinaire (à gauche). Ajoutez-y un vieux livre relié en cuir, trouvé dans le grenier de la tante de mon chéri, un napperon de ma grand-mère maternelle, une clef pour une horloge, deux trois trucs ramassés dehors, et voilà ! Vignette.

Forte de ce succès, j’ai encore regardé dans la boîte de mes souvenirs d’enfance. Certaines choses sont allées à mes enfants: quelques peluches, un porte-monnaie, un petit sac à main. Je ne savais pas trop quoi faire de ces objets qui ont tant de valeur quand nous sommes jeunes, puis dont on se dit « mais que vais-je en faire ? », sans pouvoir pour autant les jeter.

Par exemple, quand j’avais huit ans, mes parents m’ont emmené à Disney World, en Floride. C’était mon premier grand voyage, et inutile de dire que ce fut mémorable. A huit ans cependant, on s’intéresse à des choses qui échappent aux adultes. Par exemple, tous les matins et tous les soirs, je découpais les personnages de Disney sur les sets de table des restaurants. Ca m’occupait, donc mes parents ne disaient rien. J’ai mis les personnages dans ma valise, et je les ai gardés précieusement pendant... disons pudiquement, au moins deux décennies. Dans une boîte, sans rien en faire. Les voici aujourd’hui, dans la chambre de mon fils:


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J’en ai gardé quatre sur une collection d’une vingtaine. Entre ceux qui étaient abîmés, les doubles, et ceux dont j’aimais moins le dessin, ce fut parfait. Ces vignettes ont une valeur de zéro, mais c’est un beau souvenir pour moi et un cadre amusant dans la chambre de mon aîné. Win-win !

Bilan ? Depuis que ma maison est plus vide qu’elle ne l’a jamais été, je ressors des vieilleries qui me tiennent à coeur. Au lieu de les garder pour en faire quelque chose plus tard, je trouve plus facilement une place pour elles, justement parce que la maison est plus vide.

Bilan bis ? A ma très grande surprise, mon chéri s’est mis à faire la même chose !! J’ai maintenant à encadrer deux dessins qu’il a réalisé dans sa jeunesse. Il est fort en dessin, mon chéri ! Je me réjouis !!

Ma maison est facile à vivre, belle, et elle a du sens. Je me demande si ce n’est pas là le vrai message de la méthode KonMari ?

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C'est quoi l'idée ?... des vasques gigantesques

Nous sommes en train de préparer les travaux de la salle de bain ! Oui, sans avoir fini les précédents au grenier, et alors que le bureau vient d’être livré. C’est compliqué, chez nous... et surtout, ce n’est pas fini.

En tout cas, ces travaux-là, nous n’allons pas les faire nous-mêmes, pour une fois. La plomberie, le carrelage, c’est une affaire de professionnels, et nous n’avons pas le temps d’acquérir les compétences nécessaires pour faire quelque chose de propre. Donc, plombier ! Celui qui a fait la salle de bain du deuxième qui est toujours impeccable deux ans après, malgré le passage quotidien des deux monstres dedans...

Donc, je suis sur le marché pour un meuble de salle de bain qui réponde aux critères suivants:
- 80 cm de large
- pas à faire soi-même (= pas à peindre, pas à customiser, mais je veux bien le monter quand même)
- 50 cm de profondeur environ (standard quoi)
- si possible en bois, ou du moins en plaqué bois
- SOLIDE, c’est-à-dire pas bringuebalant, pas vasouillant, pas en carton-pâte, pas à remplacer dans six mois parce que les gonds ont trépassé. Je n’ai pas encore trouvé
- sans pied
- avec un peu de rangement quand même

Et je cherche, et je cherche, et je cherche.

Et je ne trouve pas grand chose. Enfin si, celui-là:

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Castorama

C’est du plaqué frêne, et moi, j’aime bien le frêne. Jusque là, tout va bien. Sauf que... c’est quoi l’idée de la vasque qui fait la largeur du meuble ?? Qu’est-ce qu’on est supposés faire exactement, dans une vasque de salle de bain ? Où pose-t-on les brosses à dent, le savon ?? (les chats aussi, ils se mettent où pour boire au robinet ?)

J’ai du mal à saisir le concept. Certes, l’esthétique est magnifique, plat et tout, mais là quand même, le côté pratique... Pour me faire une idée, j’ai regardé exactement le nombre d’emploi que je fais de mon lavabo de salle de bain. Verdict: deux. J’ai besoin d’eau pour me brosser les dents, et j’ai besoin d’eau pour débarbouiller mes enfants à l’occasion. Mon chéri a besoin d’eau pour se raser. Par contre, j’ai besoin de plan de travail pour poser ma brosse à dent quand je me coiffe, pour poser les médicaments en cours d’utilisation quand hélas il y en a, pour poser le porte-savon, pour poser le sèche-cheveux quand je me recoiffe, pour poser les chats quand ils veulent boire au robinet (encore !), etc...

Donc, je ne comprends pas. C’est quoi l’idée d’une vasque aussi démesurée ? Surtout que regardez comment Castorama l’implante:

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Il y a du bazar tout AUTOUR de la vasque ! Sauf que le pourtour fait quoi... 10 cm de large ? Maximum ! Donc, la nouvelle tendance salle de bain, c’est faire tomber le porte-brosses à dent et le savon dans une vasque démesurée à chaque fois qu’on se brosse les dents. C’est si compliqué de faire une petite vasque et un grand plan de travail ?

En plus, c’est quand même bien le bazar sur cette image. Elle reste jolie parce que tout est dans les tons, du gel douche aux serviettes. Bon, pour les serviettes, j’admets que ce soit facile à assortir; mais pour les brosses à dent et le dentifrice, j’ai du mal à comprendre: j’ai plus tendance à prendre de bons produits pour leurs qualités plus que pour leur esthétique. « Oui, ce dentifrice est au fenouil et à l’anis, mais il va dans ma palette colorée ! ». Argh.

Bilan: pour l’instant, il y a quand même un peu de travail prévu. Nous aimons bien cet élément sous-vasque, et allons essayer de le trouver SANS la vasque stupide au-dessus. Espérons que ça se fasse. Sinon, il y a ce modèle-là:


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Il nous plaît cependant un peu moins. Tant pis !

Dessus, nous mettrons un plan de travail et une vasque assez réduite. Brossage de dents et rasage: ce sont les seuls moments où nous nous servons du lavabo. A quoi bon en avoir un taille XXL ? Je ne comprends pas... c’est quoi l’idée ?

Aidez-moi si vous avez compris à quoi servent les vasques gigantesques !


PS: gros coup de coeur pour celui-là, mais les dimensions ne conviennent pas hélas... à 10 cm près !!!

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Tikamoon

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Cocottes Le Creuset: Gâteau aux poires et yaourt de brebis

Allez savoir pourquoi, mais j’adore Le Creuset. En fait, je sais pourquoi: le peu de leurs produits que je possède fonctionne à la perfection.

Tout a commencé par une cocotte ovale couleur kiwi, dans laquelle j’ai raté un nombre incalculable de lapins à la provençale, mais peu importe ! j’étais tombée amoureuse de son poids, de sa solidité, et de sa couleur. Kiwi winner ! Peu de choses m’auraient fait persévérer jusqu’à réussir, enfin, les filets mignons de porc à la moutarde (selon cette recette) et des tas d’autres trucs. Mais le vert kiwi... je veux m’en servir tous les jours !

Après le Papa cocotte est venu s’ajouter le reste de la famille: le plat à tarte (kiwi), le plat à gratin carré (kiwi) et le grand plat oval (cobalt, ma deuxième couleur chéri qui a été arrêtée !! Ramenez-la !!). J’avais beaucoup hésité avant de commencer à acheter dans cette catégorie; Le Creuset est pour moi le spécialiste de la fonte émaillée, et je ne voyais pas trop quel savoir-faire ils pouvaient apporter en céramique.

Erreur. Déjà, je ne veux plus voir un moule à tarte en téfal ou autre: ça ne marche jamais, et de toute manière, soit je beurre le tout, soit je mets du papier cuisson. Je ne veux plus de métal, plus de téfal, juste de la céramique. Bien sûr, il faut faire attention à ne pas la laisser tomber, mais je n’ai jamais eu de problème de ce côté pour l’instant (touchons du bois...). Et, rien à faire, Le Creuset fait de beaux et bons produits en céramique. A ce stade, la seule chose que je n’ai pas envie d’essayer est leurs plastiques, mais c’est parce que j’essaye d’éviter le plastique en général.

Il y a quelques années, devant mon enthousiasme pour ces produits (qui ne sponsorisent pas cet article, je le précise, mais si vous le lisez et que vous travaillez chez Le Creuset, n’hésitez pas à m’envoyer des plats kiwis ou cobalt !), mon chéri m’a offert quatre mini-cocottes dans des couleurs assorties. Je ne les ai jamais utilisées; le livre qui les accompagnait proposait des recettes qui se photographient bien, mais qui se font difficilement, avec même des erreurs: une recette met dans la liste des ingrédients seize poireaux. Seize poireaux pour quatre MINI-cocottes ? Je ne crois pas !

Donc, ces jolies mini-cocottes ont pris la poussière pendant trois ans dans mes placards. Or, depuis, j’ai fait un tri incroyable grâce à la méthode KonMari dont je vous rebats les oreilles depuis des mois. Quid des mini-cocottes, me demandez-vous ? Elles ont réussi le premier examen, mais sans conviction. Le deuxième aussi. Elles étaient comme ces élèves qui ne sont pas premiers de classe, mais qui réussissent toujours à avoir juste au-dessus de la moyenne pour intégrer l’année suivante.

Jusqu’à la semaine dernière. Je venais de faire un énième bread pudding au chou-fleur dans le grand plat cobalt lorsque j’ai pris une décision: soit j’utilise ces mini-cocottes, soit je les donne. J’ai donc fait un test. Et un autre, de la même recette, trois jours après.

Verdict: elles sont géniales ! Faite le gâteau le plus plan-plan de la planète, mais mettez-le dans ces mini-cocottes, et tout de suite, votre repas prend des airs de fête ! Les enfants ont adoré, surtout quand je leur ai proposé de choisir la couleur de leur cocotte. Ce fut un succès !


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Gâteau aux poires et yaourt de brebis (pour 4 mini-cocottes)
adapté de Veggie, de Cléa



2 yaourts de brebis (250g)
4 oeufs
80g de sucre blond
120g de farine blanche
1 cuillère à café de levure chimique
1 cuillère à café de gingembre en poudre
4 poires

Battez les oeufs avec le yaourt et le sucre.

Incorporez la farine, la poudre à lever et le gingembre.

Versez le mélange dans les mini-cocottes, environ aux 2/3 de la hauteur.

Pelez et épépinez les poires, puis découpez-les en petits dés. Disposez-les sur la pâte.

Enfournez pendant 20 minutes à 180°C. Servez tiède ou froid.

(Pour faire plus joli et plaire à ma Poussinette qui aime le rose en ce moment, j’ai rajouté quelques grains de sucre).


Je pense qu’il est difficile de faire plus simple en matière de gâteau; et pourtant, rien que de les mettre dans les cocottes les a rendus un peu moins ordinaires, un peu plus festifs. Magique !

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